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Marc Meganck se révèle romancier de la fragilité des êtres.

Diffusé sur RCF dans La Librairie des ondes présentée par Marie-Eve Stévenne.


Historien de formation et amoureux de Bruxelles, sa ville, Marc Meganck se révèle être aussi un romancier attentif à la fragilité des êtres, à leurs difficultés de communiquer, à leur solitude.

Dans son roman « La jour où mon père n’a pas eu le dernier mot », il évoquait la relation complexe entre un père et son fils réunis dans un voyage où peut-être ils auront une véritable rencontre.

Dans « La lunette », son nouveau récit, à peine plus long qu’une nouvelle à la demande de l’éditeur, Renan Falk, son personnage est un ingénieur singulier uniquement passionné par la conception de modèles réduits de planeurs.

  • Renan avait ce je-ne-sais-quoi des fous qui fait qu’on les respecte, qu’on leur octroie un espace suffisamment confortable et impénétrable pour entretenir leurs manies.

Outre cette passion respectable pour la miniaturisation d’avions, Renan a une étrange obsession : que ce soit dans un métro, un ascenseur de musée, une salle de réunion, il recherche un siège qui garde la chaleur de son précédent occupant.

Jusqu’à la fin du récit, l’auteur entretient le questionnement du lecteur intrigué qui s’interroge sur cette inexplicable fixation de Renan pour les sièges chauds.

Un roman minimaliste construit en flash back où interviennent peu de personnages, un roman qui ne manque pas d’un certain humour qui dédramatise la secrète obsession de Renan dont l’origine est la relation fusionnelle avec sa mère.

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