Antonio Ponte chronique le conte de Philippe Drecq-Espargelière.
Au début de l'histoire, tout semble indiquer que le lecteur va se trouver confronté à un récit historique façon « Moby Dick » … Herman Melville, sors de ce corps ! Mais les apparences peuvent être bien trompeuses, et le talent de Philippe Dreck-Espagelière y est pour beaucoup. Oubliez donc le roman, malgré les descriptions et le contexte, et laissez-vous entraîner dans un conte écologiste et humaniste.
Notre héros (sûr que les baleines devaient le considérer comme un génocidaire) se démarqua bien vite des autres chasseurs, comme s'il était doté d'un sixième sens qui lui permettait de mieux ressentir la présence des gigantesques mammifères. Il connaissait mieux que quiconque les différentes sortes de baleines et leurs comportements. Surnommé « Tximista », « éclair de feu », par les Basques, les colons américains et les Terre-Neuviens préféraient l'appeler Pat Cartier, le tueur de baleines.
Qu'est-ce qui a bien pu arriver à ce tueur de baleines pour qu'il décide de ne plus jamais les terrasser ?
Récit fantastique ou conte, peu importe ! C'est remarquablement écrit et les pages se tournent toutes seules sans même que vous vous rendiez compte que vous vous retrouvez page 83 au bout d'un voyage extraordinaire. C'est court et c'est très bon !