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Se divertir avec Brigitte Moreau.

Interview par Maxime Lopes sur divertir.eu.

Interview avec l'auteure Brigitte Moreau par Maxime Lopes

D'où vient votre passion pour l'écriture ?

Sans doute des histoires que mon arrière-grand-mère me lisait quand j’étais toute petite. J’aimais m’évader dans des pays imaginaires, avec des personnages de fiction. Je ne me rappelle pas le moment exact où j’ai commencé à écrire, je devais être adolescente. J’étais fascinée à l’idée d’inventer un monde parallèle et d’avoir un pouvoir absolu sur les personnages que je créais. J’ai d’abord écrit en cachette, sans en parler à personne, puis j’ai pris de l’assurance au fil des années et j’ai écrit de plus en plus. Des nouvelles d’abord, ensuite des romans. J’ai participé à des concours, quelques-unes de mes nouvelles ont été publiées dans des recueils et sous forme d’opuscules. Et aujourd’hui, un roman. L’écriture est devenue comme une drogue pour moi, je ne peux plus m’en passer.

Comment vous est venue l'idée de votre livre La Complainte d'Isabeau ?

D’un dessin. Il y a quatre ou cinq ans, un éditeur a décidé de publier un recueil de nouvelles écrites à partir de dessins. Celui que j’ai reçu était un peu mystérieux. On pouvait voir une colline, une femme qui semblait flotter dans l’air et un œil géant. Ma nouvelle n’a finalement pas été publiée, mais les personnages d’Aurore et d’Isabeau ont continué à me trotter dans la tête : elles réclamaient leur histoire.

Que peut-on savoir de votre personnage principal : Aurore ?

Aurore est une jeune fille modèle. Elle a été élevée par sa mère et sa grand-mère, elle a appris à obéir, à ne pas poser trop de questions et à accepter ce qu’on lui présentait comme des évidences.

Mais elle vient de passer une année à Paris. Elle a gagné en maturité, elle a appris à s’affirmer et à se faire respecter. Elle ne se contente plus de demi-réponses et lorsque sa grand-mère tente d’éluder ses questions, elle se rebelle et décide de chercher elle-même les réponses.

Qu'est-ce qui vous a intéressé d'avoir une histoire de dame blanche et de secret familial... ?

L’idée de la dame blanche m’est venue tout naturellement en voyant le dessin. J’ai trouvé qu’une dame blanche était le personnage idéal pour faire resurgir le passé, étant donné qu’il s’agit d’un être mélancolique qui a subi un traumatisme. Les secrets et les non-dits font partie de mes thèmes de prédilection. Toutes les familles ont des secrets plus ou moins bien gardés. J’aime explorer les répercussions sur les personnages lorsqu’ils sont dévoilés.

Avez-vous un endroit où vous aimez écrire ou puiser votre inspiration ?

Je peux écrire n’importe où. Sur un coin de table chez moi, dans un café, chez des amis… En été j’aime m’installer sur l’herbe, dans un parc, et écrire sur mes genoux. L’inspiration ne me fait défaut dans aucun lieu, mes personnages m’accompagnent où que j’aille et ce sont eux qui me chuchotent leur histoire.

Qu'est-ce qui fait selon vous un bon livre qui captivera le lecteur ?

J’aimerais le savoir ! C’est sans doute un mystère que je ne percerai jamais. Chaque lecteur est unique et a des attentes différentes. En tant que lectrice, j’aime pouvoir me glisser dans la tête des personnages, vivre avec eux, ressentir la même chose qu’eux. C’est cette expérience que j’essaie de donner à mes lecteurs lorsque j’écris.

Êtes-vous plutôt papier ou ordinateur pour écrire vos histoires ?

Papier pour le premier jet. J’ai toute une collection de carnets remplis d’idées, de réflexions, et de la première version de tous mes écrits. Ensuite, je retranscris les textes sur ordinateur pour la phase de retravail. En phase finale, j’imprime pour pouvoir corriger sur papier (il y a toujours des choses qui m’échappent quand je lis sur écran).

Aurez-vous l'occasion de rencontrer vos lecteurs en salons ou pour des séances de dédicaces?

Depuis la sortie du roman (en novembre 2021), j’ai fait une séance de dédicaces en librairie et un salon (Mons, en Belgique). Malheureusement, la situation sanitaire ne facilite pas les choses. Je viens d’apprendre que le salon du livre de Bruxelles n’aura pas lieu. Espérons que 2022 offre plus d’opportunités.

Vous travaillez également dans une entreprise internationale ; aimeriez-vous que votre livre soit traduit dans d'autres langues ?

Bien sûr ! J’imagine que c’est le rêve de tout auteur, de pouvoir exporter ses livres au-delà des frontières linguistiques. J’aimerais pouvoir lire mon livre en espagnol et en anglais, deux langues que je parle couramment et que j’aime beaucoup.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?

La Complainte d’Isabeau n’est pas un récit fantastique. L’histoire est ancrée dans le réel et seuls quelques éléments peuvent apporter une touche fantastique. C’est ce qu’on appelle le réalisme magique. D’ailleurs, la dame blanche est-elle réelle, ou est-ce l’esprit d’Aurore qui l’a inventé ? ;-)

Merci à Brigitte Moreau d'avoir répondu à notre interview !


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