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Le goût du meurtre.

Une chronique d'Alain Lallemand publiée dans Le Soir.

LE SOIR


C’est un micro-roman, 57 pages de texte et il ne vous faudra pas autant de minutes pour le lire – un épisode de série TV à l’ancienne ou un TGV Paris-Bruxelles – mais vous ne le lâcherez pas. « J’ai tué mon frère », commence Ange, la narratrice. « Je ne le détestais pas. En fait, nous nous entendions plutôt bien. » Toute l’intrigue est là, vous essayez de résoudre ce paradoxe au gré d’un texte limpide, efficace, avec un très bel insight, le moment de révélation qui éclaire la tension puis, sans attendre, vient une chute superbe. Dans ce réquisitoire lapidaire contre nos éducations patrilinéaires, Brigitte Moreau nous donne du grain à moudre autour d’une idée forte : quelle est la part de responsabilité de ceux qui se taisent ? Est-ce que les silences et les tiédeurs ne sont pas assassins ? En définitive, ne pas protester, n’est-ce pas là le vrai crime ? « Il ne suffit pas de se taire, il faut encore dire autre chose », écrivait Aragon.

Dans Le Soir

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